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ACTE CINQUIEME.
Porte an sein des enfers la fureur qui le presse !
Cieux, tonnez ! Cieux , lancez la foudre vengere sse îO son père ! ô Ninus, quoi tu n’as pas permisQu’une épouse éplorée accompagnât ton fils !
Ninus, combats pour lui dans ce lieu de ténèbres tN’entends-je pas fa voix panr>i des cris funèbres ?Dût ce sacré tombeau, profané par mes pas ,
Ouvrir pour me punir les gouffres du trépas,
J’y «descendrai, j’y vole... Ah ! quels coups de tonnerreOnt enflammé le cjel et font trembler la terre !
Je crains, j’efpère .... il vient.
SCENE VI.
NI N I A S, une épée sanglante à la main , A Z E M A.
N I N I A S.
Gee ! où fuis-je ?
A Z E M A.
Ab ! Seigneur,
Vous êtes teint de sang, pâle, glacé d’horreur.
N I N I A S , 1 d’un air égaré.
Vous me voyez couvert du sang dit parricide.
Au fond de ce tombeau, mon père était mon guide.J’errais dans les détours de ce,grand monument,Plein de respect, d’horreur et de saisissement ;
II marchait devant moi : j'ai reconnu la place ,
Que son ombre cn courroux marquait à mon audace.Auprès d'mie colonne, ct loin de la clartéQui suffisait à peine à ce lieu redouté ,
J’ai vu briller le fer dans la main du perfide ;
J ai cru le voir tomber : tout coupable est timide.
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