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reconnaissance eternelle; mais antìqua ncceffì-tudo est toujours la plus grande consolation dela vie.
La nature m’a fait votre doyen , et I’Académie.vous a fait le nôtre ; permettez donc qu’à de sijustes titres je vous dédie une tragédie tjui seraitmoins mauvaise, fi je ne l’avais pas faite loin devous. J’atteste tous ceux qui vivent avec moi quele feu de ma jeunesse m’a fait cormoscr ce petitdrame en moins de huit jours, pour nos amuse-mens de campagne ; qu’il n’était point destiné authéâtre de Paris , et qu’il n’en est pas meilleurpour tout cela. Mon but était d’eífayer encore sil’on pouvait faire réussir en France une tragédieprofane , qui ne fut pas fondée fur une intrigued’amour ; ce que j’avais tenté autrefois dansMérope , dans Oreste , dans d’autres pièces, etce que j’aurais voulu toujours exécuter. Mais lelibraire Valade , qui est fans doute un de vosbeaux esprits de Paris, s’étant emparé d’un ma-nuscrit de la pièce, selon i’usage, l’a embellivers composés par lui ou par ses amis, et à. im-primé le tout fous mon nom , aussi proprementque cette rapsodie méritait de hêtre. Ce n’estpoint la tragédie de Valade que j’ai l’honneurde vous dédier ; c’est la mienne, en dépit del’envie.
Cette envie , comme vous savez, est l’ame dumonde. Elle établit son trône , pour un jour ou