ROI DE SUEDE. 95
s’était oppose a son eiectïon, et aliénèrent presquetout le relie. La Pologne murmura de voir sesvilles remplies de garnisons saxonnes, et sesfrontières ds troupes. Cette nation , bien plusjalouse de maintenir sa liberté qu’empressée àattaquer ses voisins, ne regarda point la guerredu roi Auguste contre la Suède, et l’inuption enLivonie, comme une entreprise avantageuse à larépublique. On trompe difficilement une nationlibre fur ses vrais intérêts. Les Polonais sentaientque si cette guerre, entreprise sans leur consen-temem, était malheureuse, leur paysjouvert detous côtés serait en proie au roi de Suède ; etque si elle était heureuse , ils seraient subjuguéspar leurïroi même, qni, maître alors de la Livo-nie, comme de la Saxe, enclaverait la Pologneentre ces deux pays. Dans cette alternative, oud’être esclaves du roi qu'ils avaient élu,ou d’êtreravagés par s taries XII justement outragé, ilsne formèrent qu’un cri contre la guerre, qu'ilscrurent déclarée à eux-mêmes plus qu’à laSuède. Ils regardèrent les Saxons et les Mosco-vites comme les instrumens de leurs chaînes.Bientôt voyant que le roi de Suède avait ren-versé tout ce qui était sur son npffage,et s’avan-qair avec une armée victorieuse au cœur de laLithuanie, ils éclatèrent contre leur souve-rain, avec d'autanc plus de liberté qu’ii étaitmalheure.ux.
Deux partis divisaient alors la Lithuanie,celui des princes Sapieha et celui d’Ogmskr. Cesdeux factions avaient commence par des que-