EPITRE. ?
Pabbé d'Aubìgnac , prédicateur ordinaire de laCour, qui croyait avoir fait une pratique du théâ»Ire et une tragédie, appelait Corneille Mascarìlle tet le traitait comme le plus méprisable des hom»mes. II se mettait contre lui à la têts de toute lacanaille de la littérature.
Les ci-devant soi-disant jésuites acculèrent:Racine de cabaler pour le jansénisme, et le firentmourir de chagrin. Aujourd’hui fi un homme réussitun peu , pour quelque temps, ses rivaux ou ceuxqui prétendent l’être disent d’abord que c’est unemode qui passera comme les pantins et les convul-sions : ensuite ils prétendent qu’il n’est qu’un pla*giaire ; enfin ils soupçonnent qu’il est athée. II seti avertissent les porteurs de chaise de Versail-les, asm qu’ils le disent à leurs pratiques, etque la chose revienne à quelqu’homme bien zélé,bien morne et bien méchant, qui. en fera sor»profit.
Les calomnies pleuvent fur quiconque réussit*Les gens de lettres font assez comme M. Chica*neau et Madame la comtesse de Pimbêche :
Qu’cst-ce qu’on vous a fait? —- On m’a dit des injure?*
II y aura toujours dans la république des lettresun petit canton où cabalera le pauvre diable (*}
C*) Voyez 3a petite pièce intitulée le Pauvre diable •
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