ACTE PREMIER.
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ASTERIE.
Je le sais, de ma mort indigne et lâche auteur»
Je le fais inhumain; mais j’efpère un vengeur.
Tous mes concitoyens font justes et terribles;
Tu les connais, tu fais s’ils furent invincibles.
Les foudres de ton dieu, par une aigle portés ,
Ne te sauveront pas de leurs traits mérités.
Lui-méme, s’il existeet s’il régit la terre,
S’il naquit parmi vous, s’ilJance le tonnerre g,
II saura bien sur toi, monstre de cruauté,
Venger son divin nom si long-temps insulté.
Puisse tout l’appareil de ton infâme fête ,
Tes couteaux, ton bûcher, retomber sur ta têtesPuisse le temple horrible où mon sang va coulerSur ma cendre, sur toi, sur les tiens s'écrouler!.Périsse ta mémoire! et s’il faut qu’elle dureQu’clle soit en horreur à toute la nature !
Qu’on abhorre ton nom, qu’on déteste tes dieux;Voilà nies vœux, mon culte et mes derniers adieux..
' Et toi que l’on dit roi, toi qui passes pour juste,.Toi dont un peuple entier chérit l’empire auguste.
Et qui du tribunal où les lois t’ont portéSembles tourner fur moi des yeux d’humanité,
Plains-tu mon infortune en voulant mon supplice?;Non, de mes assassins tu n’es pas le complice.
M E R I o N E , archonte à Teucer^
On ne peut faire grâce, et votre autoritéContre un usage antique, et par-tout respecté,Opposerait, Seigneur, une force impuissante.t E u C E R.
Que je livre au. trépas fr. jeunesse innocente!..