78 IPITKE DEDICATOIRSVous faites tous deux revivre ces anciens tempsoù les plus grands philosophes de la Grèce ensei-gnaient les principes de l’éloquence et de Partdramatique.
Permettez, Monsieur, que je vous dcdie latragédie de mon ami, qui, étant actuellement tropéloigné de fa France, ne peut avoir l’honneur devous la présenter lui-même. Si je mets votre nomà la tête de cette pièce, c’est parce que j’ai cruvoir en elle un air de vérité assez éloigné des lieuxcommuns et de l’emphase que vous réprouvez.
Le jeune auteur en y travaillant fous mes yeux,il y a un mois, dans une petite ville, loin de toutsecours, n’était soutenu que par l’idée qu’il tra-vaillait pour vous plaire.
Vt caneret f mets ignoto in fulvers vtrum.
II n’a point ambitionné de donner cette pièceau théâtre. II sait très-bien qu’elle n’est qu’uneesquisse; mais les portraits ressemblent : c’est pour-quoi il ne la présente qu’aux hommes instruits.II me disait d’ailleurs que le succès au théâtre dé-pend entièrement d’un acteur ou d’une actrice ;mais qu’à la lecture il ne dépend que de l’arrêtéquitable et sévère d’un juge et d’un écrivain telque vous. II fait qu’un homme de goût ne tolèreaujourd’hui ni déclamation ampoulée de rhéto.rique, ni fade déclaration d’amour à ma princesse,encore moins ces insipides barbaries en style