HISTO BIQUE ET CKïTïssUE., -xsubsista toujours en Espagne. Tranjia.ma.re> pro-tégé par la France, eut le crédit de faire excom-munier le roi son frère par le pape qui siégeaitencore dans Avignon, et qui depuis peu était liéd’intérêt avec Charles V et avec le bâtard deCastille. Le roi Dom Pèdre fut folemnellementdéclaré Bulgare et incrédule ; ce font les termesde la sentence ; et ce qui est encore plus étrange ,c’est que le prétexte était que le roi avoit de»maîtresses.
'Ces anathèmes étaient alors aussi communs queles intrigues d’amour chez les excommuniés, etchez les excommunians ; et ces amours fe mê-laient aux guerres les plus cruelles. Les armes despapes étaient plus dangereuses qu’aujourd’hui.Les princes les plus adroits disposaient de cesarmes. Tantôt des souverains en étaient frappés,et tantôt ils en frappaient. Les seigneurs féodauxles achetaient à grand prix.
La détestable éducation qu’on donnait alorsaux hommes de tout rang et fans rang, et qu’onleur donna si Iong-temps, en fit des brutes féro-ces , que le fanatisme déchaînait contre tous lesgouvernemens. Les princes fe faisaient un devoirsacré de l’usurpation. Un rescrit donné dans uneville d’Italie en une langue ignorée de la multi-tude conférait un royaume en Espagne et en Nor-vège; et les ravisseurs des Etats, les dépréda-teurs les plus inhumains, plongés dans tous les
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