FRAGMENT «
D’ U N DISCOURS
HISTORIQUE ET CRITIQUE.
SUR DOM P E D R E.
Q
iES raisonneurs, qui sont comme moi fan*génie, et qui dissertent aujourd’hui sor le siècledu génie , répètent souvent cette antithèse de laiBruyère , que Racines, peint les hommes telsqu’ils sont, et Corneille tels qu’ils devaient être.Ils répètent une insigne fausseté, car jamais niBajazet ni Xipharès, ni Britannicus, ni Ilippo-ìyte n’ont fait l’amour comme ils le font galam-ment dans les tragédies de Racine > et jamaisCésar n’a dû dire, dans le Pompée de Corneille *à Cléopâtre qu’il n’avait combattu à Pharfale qu spour mériter, son amour avant de savoir vue ; iln’a jamais dû lui dire que son glorieux titre dc.premier du monde , à présent effectif, ejlyenno-kli par celui de captif de la petite Cléopâtre t
C*) Ce fragment fe trouvait,imprimé à ]a fuite de la trasÇédie de Hom Pèdre, úiili les éditions précédentes.
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