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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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ACTE SECOTÎD. 12 Ç

B O M PEDRE, tirant à moitié son épée.

Tu mets à bout la mienne avec tant dinsolence.Perfide ! défends-toi contre ce fer vengeur.

TRANSTAMARE, mettant aujjt la main à l'épée.Sire, oferiez-vous bien me faire cet honneur?

L E O N O R E se jetant entr'eux, tandis que Mendose etAhnède hs séparent.

Arrêtez, inhumains! Cessez., barbares frères ....

Cieux toujours offensés ! destins toujours contraires IVerrai-je en tous les temps ces deux infortunésPrêts à fouiller leurs mains dn sang dont ils font nés îNentendront-ils jamais la voix de la nature?

DOM PEDRE.

Ah! je nattendais pas cette nouvelle injure ,

Et que pour dernier trait I.éonore aujourd'huiPût cn nous égalant me confondre avec lui.

C'en est trop.

L E O N O R E.

Quoi ! cest vous qui maccufez encore í

DOM PEDRE.

Et vous me trahiriez, vous , dis-je, Léonore !

L e o n o r E.

Et vous me reprochez dans ce désordre affreuxDe vouloir épargner un crime à tous les deux!

Vous me connaissez mal : apprenez lnn et lantreQuels font mes feutimens, et mon fort, et le vôtre.Transtamare , sachez que vous naurez enfin,

Quand vous feriez mon roi, ni mon cceur, ni ma main,'Sire, tombe fur moi la justice éternelleSijusquà mon trépas je ne vous fuis fideile.

AI ais la guerre civile est horrible à mes yeux ;

Et je 11e puis me voir entre deux furieux,

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