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DOM P F, D R E.
J’aime qu’nn me la dise, et sais la mépriser.
Que m’importent ces flots dont l'imitile rageSe dissipe en grondant et se brise au rivage ?
•Que m’importent ces cris des vulgaires humains?la feule Léonore est tout ce que je crains.Léonore!... crois-tu que son ame offenséeRendue à mou amour ait pu dans sa penséeEtouffer pour jamais le cuisant souvenirD’un affront, dont sa haine aurait dû me punit?
M E N D O S E.
Vous Pavez affez vu, son retour est sincère.
DOM P E D R E.
Son ingénuité, qui dut toujours me plaire,
Laisse échapper des traits d’tme mâle fierté'■Qui joint mi grand courage à fa simplicité.
M E N D O S E.
Sa conduite envers vous était d’une ame pure.Vertueuse sans art, ignorant l’imposture,
Voulant que ce grand jour fût un jour de bienfait»»An sein de la discorde elle a cherché la paix.
Ce cœur qui n’est pas né pour des temps fi coupable»Se figurait des biens qui font impraticables ;
Sa vertu la trompait. Je vois avec douleurQue tout corrompt ici votre commun bonheur.
Quel parti prenez-vous, et qfte devra-t-on faireDe cet inébranlable ct terrible adversaireQui dans fa prison même ose encor vous braver?
ri O M P E D R E.léonore 1... à ce point as-tu su captivesUn cœur si détrompe', si las de tant de chaînes.