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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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DU DROIT DU SEIGNEUR. 297

M A- T H U R I N,

Cest un enlèvement.

Savez - vous pas quà peine chez son pèreElle arrivait pour finir notre affaire ,

Quatre coquins, alertes, bien tournés,

Effrontément me Font prise à mon nez:»

Tout en riant, et vite lont conduiteJe ne sais.

L E marquis.'

Quon aille à leur poursuite....

Kola! quelqu'un.ne perdez point de temps.

Allez, courez, que mes gardes, mes gensDe tous côtés marchent en diligence.

Volez, vous dis-je, et sil faut ma présence,:

Jirai moi-même.

B E R T H E à son tnarì.

II parle tont de bon zEt lon croirait, mon cher, à la façonDont Monseigneur regarde cette injure ,

Que cest à lui quon a pris la future.

LE MARQUIS.

Et vous son père, et vous qui laimiez tant ,

Vous qui perdez une si chère enfant,

Un tel trésor, un cœur noble, un cœur tendre,Avez-vous pu souffrir , sans la défendre,

Que de vos bras on osât larracher ?

Un tel malheur semble peu vous toucher.

Que devient donc lamitié paternelle ? -Vous métonnez.

D i g N a w T.

Tout mon cœur est pour elle,Cest mon devoir; et jai pressentirQue par votre ordre on la fêlait partir.

LE MARQUIS.

Far mon ordre?

B I G N A N T.

Oui.