I 4 . PREFACE
îi’ont point d’exemples à nous présenter deguerres de religion, ni de guerres séditieuses.Dans les beaux temps de l’empire romain, jeveux dire vers la fin du règne S Auguste , toutl’empire, qui composait presque les deux tiersdu monde , était tranquille et fans agitation ;les btfmmes abandonnaient les intérêts de lareligion à ceux dont Remploi était d’y vaquer,ct ils préféraient le repos, les plaisirs-et l’étude,à l’ambiueuse rage de s’égorger les uns les autres,soit pour des mots , soit pour l’intérêt, ou pourune funeste gloire.
Le siècle de Louis le grand, qui peut-être égalesans flatterie celui d’Auguste, nous fournit demême un exemple d’un règne heureux et tran-quille pour l’intérieur du royaume, mais quimalheureusement fut troublé vers la fin parl’ascendant que le père le Tellier prenait surl’esprit de Louis XIV qui commençait à baisser,mais c’est la faute proprement d’un particulier,et l’on n’en saurait charger ce siècle, d’ailleurs sifécond en grands hommes, que par une injusticemanifeste.
Les sciences ont ainsi toujours contribué àhumaniser les hommes, en les rendant plusdoux , plus justes et moins portés aux violences ;elles ont pour le moins autant de part que leslois au bien de la société et au bonheur despeuples. Cette faqon de penser aimable et douce