POUR LA HENRIADE,
PAR M. MARMONTEL.
O n ne se lasse point de réimprimer Isbouvrages que le public ne se lasse point derelire, et le public t élit toujours avec un nou-veau plaisir ceux qui, comme la Henriade,ayant d’abord mérité son estime, ne cessentde sc perfectionner sous les mains de leursauteurs.
Ce poème, si différent dans fa naissance deee qu’il est aujourd’hui, parut pour la premièrefois en 172; imprimé à Londres sous le titrade la Ligue- M. de Voltaire ne put donner sessoins à cette édition ; aussi est - elle remplie defautes, de transpositions et de lacunes consi-dérables
L’abbé De'fontaines en donna peu de tempsaprès une édition à Evreux, aussi imparfaiteque la première , avec cette différence qu’ilglissa dans les vides quelques vers de fa faqon,tels que ceux-ci, où il est aise de reconnaîtreun tel écrivain :
Et malgré les FcrrauUs, et malgré les Houdarts,
L’on verra le bon goût naître de toutes parts.
Chant VI de son éditip»
T. 12. La Henriade . R