Buch 
Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
Entstehung
JPEG-Download
 

JIg NOTËS ËT VARIANTES.

mile aîovs à ì'Efpagne , fit ce quelle put pour ruiner TaFrance. Grégoire XIII. secourut la ligue dhommes et d'ar-gent » cf Sixte* Quint commença son pontificat par les exoèsles plus grands » et heureusement les plus inutiles* contre3a maison royale, comme on peut voir aux remarques furle premier chant.

(u) Henri IV, alors roi de Navarre, eut ls générositédaîler à Tours voir Henri III , suivi uun page seulementmalgré les défiances et les prières de ses vieux officiers,qui craignaient pour lui une seconde St Barthélemi.

(x) Jhlfert á'Evreux , comte dEssex , fameux par laprise de Cadix sur les Espagnols, par la tendresse ci'fi/r-sabetb pour lui, et par fa mort tragique arrivée en ì 60 i,II avait pris Cadix fur les Espagnols, et les avait battusplus duue fois fur mer. La reine Elisabeth renvoya effec-tivement en Fiance en IS 90 au secours de Htnri IV, àla tête de cinq mille hommes.

) Sixte-J^uint , aux Grottes, dans la Marche d\An-cone, dun pauvre vigneron nommé Peretti , homme dontla turbulence égala la dissimulation. Etant cordelier , ilassomma de coups le neveu de su n provincial, et se brouillaavec tout Tordre. Inquisiteur à Venise , il y mit le trouble,et fut obligé de s'enfuir. Etant cardinal » il composa enlatin la bulle dexcommunication lancée par le pape Pie Vcontre la reine Elisabeth ; cependant il estimait cette reine,er rappelait UN GRAN CERVELLO DI PRINCIPESSA.

(z) Cet événement était tout récent ì car Henri IV tstsupposé voir secrètement Elisabeth en 1 s89 , et Cétait Tannéeprécédente que la grande Sotte de Philippe II, destinéepour la conquête de TAngleterre » fut battue par Tarnira!Dracke , et dispersée par la tempête.

On a fait, dans un journal de Trévoux, une critiquespécieuse de cet endroit. Ce iTest pas , dit-on , à la reiíieElisabeth de croire que Rome est complaisante pour lespuissances, puisque Rome avait osé excommunier son pète.

Mais le critique ne songeait pas que le pape navait ex-fommunié le foi dAngletme Henri VIII, que parce quilcraignait davantage Tempereur Charles^jQtànt. Ce nest pasla senle faute qui soit dans cet extrait de Trévoux, dontFauteur* désavoué et condamné par la plupart de ses con-frères, a mis dans ses censures peut-être plus dinjuresque de raisons.

Fin des Noies et Variantes du Chant troisième.