IZÓ LA henriade.
©-n écouta depuis de plus sages maximes;
©n fut ou s’épargner ou mieux voiler les crimes ; (d)(e) De i'Eglife et du peuple on régla mieux les droits.Rome devint l’arbitre et non l’effiroi des rois ;
Sous i’orgaeil imposant du triple diadème ,
La modeste vertu reparut d’elle-même.
Mais l’art de ménager le reste des humainsEft sur-tout aujourd’hui la vertu des Romains.
Sixte alors était roi de I’Eglife et de Rome. (z)Si pour être honoré du titre de grand-homme,
11 suffit d’êtrefaux, austère et redouté,ka rang des plus grands rois Sixte fera compté.
II devait fa grandeur à quinze ans d’artiíìees :
II fut cacher quinze ans ses vertus et ses vices.
II sembla fuir le rang qu’il brûlait d'oh tenir ,
Et s’en fit croire indigne afin d’y parvenir.
Sous le puissant abri de son bras despotique,
Au fond du vatican régnait la Politique ,
Fille de l’intérét et de l’ambitïon,
Dont naquirent la fraude et ia séduction.
Ce monstre ingénieux en détours fi fertile ,
Accablé de soucis, paraît simple et tranquille;
Ses yeux creux et perçans, ennemis du repos,Jamais du doux sommeil n’ont senti les pavots;
Par ses déguiscmens , à toute heure elle abuseLes regards éblouis de P Europe confuse :
Le mensonge subtil qui conduit ses discours, (e)De la vérité même empruntant le secours,
Du sceau du Dieu vivant empreint ses impostures,Et fait servir le Ciel à venger ses injures.
A peine la Discorde avait frappé ses yeux,
Elle court daas ses bras d’un air mystérieux ;