Buch 
Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
Entstehung
JPEG-Download
 

(13) Le I 6 janvier' 89 , BuJsy-U-CUrc , lundès Seize , q«ìde tireur darmes était devenu gouverneur de la-bastille etle chef de cette faction, entra dans la grandchambre duparlement, suivi de cinquante satellites: il prélenta.ati parle-ment une requête , ou plutôt un ordre, pour fcrcer cettecompagnie à.ne plus reconnaître la maison royale.

Sur le refus de la compagnie,, il mena lui-même â la bastilletous ceux- qui étaient opposés à son parti ; il les y fit jeûnerau pain et à Peau, pour les obliger à-se racheter plutôt de ses.mains.- voilà pourquoi ou rappelait le grand-pénittncier duparlement.

(14) Mngnstin Thou, second du nom , oncle du célèbrehistorien ; il eut la charge de président du fameux Pibrneeu is8í.

Molé ne peut être qu Edouard Molé , oonfeiller au parlement,mort en 16Z4-

Scarron était le bisaïeul du fameux Simrm , si connu. par.ses poésies et par Penjouement de. son esprit.

Bayent était oncle du surintendant des finances.

Nicolas Potier de Novion de Blancménil, président à mortier,senonimait Blancménil à cause de la terre de ce nom, quidepuis tomba dans la maison de Lamoígnon, par le mariagede sa petite.fille avec le président de Lamoignon.

Nicolas Parier ne Fnt pas , à la-vémé, conduit à la bastilleaveo les autres membres du parlement, car- il 11était p;sTenu c.e jour- à la grandchambre ; mais il fut depuis em-prisonné au louvre, dans le temps de la mort de Brijson. Onvoulut lui faire le même traitement quà ce président. OnVaccusait davoir une correspondance secrète avec Henri IV.Les Seize lui firent son procès dans les fi rmes, íifin de mettrede leur côté les apparences de la justice, et de 11e pluseffaroucher le peuple par des exécutions précipitées, que lonregardait comme des aíTafiinats.

Enfin, comme Blancménil allait être condamné à être pendu,le duo de Mayenne revint â Paris. Ce prince avait toujourseu pour Blancménil une vénération quon ne pouvait refuserà Ct vertu ; il alla lui-même le tirer de prison ; prisonnierse jeta à ses pieds et lui dit: Monseigneur, je vous ai«bligation de la vie ; mais j'ose vous demander un plus grandbienfait, eest de me permettre de me retirer auprès lieHenri IV mon légitime roi y je vous reconnaîtrai toute ma viepour mon bienfaiteur ; mais je ne puis vous servir comme«non maître. lltts de Mayenne, toucha de ce discours, le