j 48 LA H E N R I A D B.
Clf.ment (l) dansla retraite avait dès son jeune âgePorté les noirs acsès d’une vertu sauvage.
Esprit faible et crédule en sa dévotion,
II suivait le torrent de la rébellion.
Sur ce jeune insensé la Discorde fatalelìéj-ansít le venin de sa bouche infernale.
Prosterné chaque jour aux pieds des saints autels,
II fatiguait les cieux de ses vœux criminels.
On dit que tout souillé de cendre et de pouffière ,
Un jour il prononça cette horrible prière :
Dieu , qui venges l’Eglise et punis les tyrans,
Te verra-t-on fans cesse accabler tes enfans ?
Et d’un roi qui t’outrage armant les mains impures jFavoriser le meurtre et bcnir les parjures?
Gratid Dieu! par tes fléaux c’est trop nous éprouver;.Contre tes ennemis daigne enfin t’élever ;
Détourne loin de nous la mort et la misère ;Délivre-nous d’un roi donné dans ta colère.
Viens, des cieux enflammés abaisse la hauteur)
Fais marcher devant toi fange exterminateur;
Viens, descends, arme-toi, que ta foudre enflamméeFrappe, écrase à nos yeux leur sacrilège armée;One les chefs, les soldats, les deux rois expirans*Tombent comme la feuille éparfe au gré des vents;Et que sauvés par toi, nos ligueurs catholiquesSur leurs corps tout íhnglans t’adreflent leurs cantiques.
La Discorde attentive , en traversant les airs ,Entend ces cris affreux et les porte aux enfers. («)Elle amène à Huilant de ces royaumes sombres,
Le plus cruel tyran de l’empire des ombres*
II vient, le Fanatisme est son horrible nom^
Enfant dénaturé de la religion,