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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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CHANT SEPTIEME, I<>|

Grand Dieu l ne faites-vous que montrer aux humainsCette fleur passagère, ouvr-ge de vos mains?

Hélas! que neût point fait cette ams vertueuse?

La France sons son règne eût été trop heureuse;

II eût entretenu labondance et !a paix ;

Mon fils, il eût compté ses jours par ses bienfaits,11 eût aimé son peuple. O jours remplis da!armes !

O combien les Français vent répandre de larmes.Quand sous la même tombe ils verront réunisEt lépoux et la femme, et la mèie et le fils*

TIn faible rejeton (ay) sort entre les ruinesDe cet arbre fécond, coupé dans les racines.

Les enfans de Leurs , descendus au tombeau ,

Ont laissé dans la France un monarque au berceau.De lEíat ébranlé douce et frêle espérance.

O toi, prudent Fleuri, veille fur son enfance, (g)Conduis ses prem ers pas, cultive sous tes yeuxDu plus pur de mon sang le dépôt précieux.

Tout souverain qu 1 ist , instruits-le à se connaître.'Quil fa fie quil est homme , en voyant quil est maître ;Quaimé de ses fuj- ts il. soient chtrs à ses yeux :Apprends-lui quil nest roi, quil nest que pour eux.France, reprends sous lui ta majesté première,

Perce la tr.ste nuit qui couvrait ta lumière;

Que les arts qui déjà voulaient tabandonner,

De leurs utiles mains viennent te couronner.LOcéan sc demande , en ses grottes profondes,

sont tes pavillons qui flottaient fur ses ondes?Du Nil ct de lEuxin , de Tlnde et de ses ports,Le commerce tappelle et touvre ses trésors.Ma'ntiens Tordre et la paix fans chercher la victoire.Sois larbitre d s rois , cVft assez pour ta gloire;

T. ix La Henriade. R