CHANT SEPTIEME. 195
Il dit. En ce moment le héros ne vit plusOu’un assemblage vain de mille objets confus:
Du temple des destins les portes se fermèrent,
Et les voûtes des cieux devant lui s’éclipsèrent.
L'al’rore cependant, au visage vermeil,
Ouvrait dans l'Orient le palais du soleil:
La nuit en d’autres lieux portait ses voiles sombres :Les songes voltigeons fuyaient avec les ombres.
Le prjnce en s’éveillant sent au fond de son cœurUne force nouvelle, une divine ardeur:
Ses regards inspiraient le respect et la crainte ;
Dieu remplissait son front de sa majesté sainte.
Ainsi quand le vengeur des peuples d’IsraëlEut sur le mont Sina consulté l’Eterne!,
Les hébreux, à ses pieds couchés dans la poussière,Ne purent de ses yeux soutenir la lumière.
Fin du septième Chant.
NOTES
DU CHANT SEPTIEME.
(r) V^UE l’on admette ou non l’attraction de M. Nerofin;toujours demeure-t-iJ certain qne les globes célestes, s’appro-chant et s’éloignant tour-à.tour, paraissent s’artirer ets’éviter.
(2) E11 Perse les Guèbres ont une religion à part, qu’ilsprétendent être la religion fondée par Zoroajîre , et qui paraîtmoins folle que les autres superstitions humaines, puisqu’ilsrendent un culte secret au soleil, comme aune image daCréateur.
(Z) Les théologiens n’ont pas décidé comme un article defui, que Penser fut au centre de la terre, ainJì qu’iï J’étaitdans la théologie païenne. Quelques-uns l’ont placé dans lesoleil ; on l’a mis id dans un globe destiné uniquement àcet usage.
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