CHANT HUITIEME.^ ’ï'ZJ
La Discorde en frémit, et redoublant sa rage,Non, je ne verrai point détruire mon ouvrage ,Dit-elle , et n’anrai point, dans ces murs malheureux,Versé tant de poisons, allumé tant de feux,
De tant de flots de sang cimenté ma puissance,
Pour laisser à Bourbon l’empire de la France.
Tout terrible qu’il est, j’ai l’art de l'astàiblir}
Si je n’aí pu le vaincre, on le peut amollir.N’opposons plus d’effcrts à fa valeur suprême.
Henri n*aura jamais de vainqueur que luï-même.
C’est son cœur qu’íl doit craindre, et je veux aujourd’huiL’attaquer, le combattre et le vaincre par lui.
Elle dit, et soudain , des rives de la Seine,
Sur un char teint de sang, attelé par la Haine,Dans un nuage épais qui fait pâlir le jour,
Elle part, elle voie, et va trouver l’Amour.
Fin du huitième Chant.
NO TES
DU CHANT HUITIEME.
( i ) Il se fit déclarer , par la partie du parlement qui luidemeura attachée, lieuttnant>gánéraì de l’£tat et royaumede France*
('2 ) Les Lorrains .. Le chevalier à'Mumale , dont il est fisouvent parlé, et son frère lé duc, étaient de la maison deLorraine.
Chartes. Emmanuel duc de Nemours , frère utérin du ducde Mayenne.
La Châtre était un des maréchaux de la ligue, que l’onappelait des bâtards , qui se feraient un jour légitimer auxdépens de leur père. En effet la Châtre tìt fa paix depuiset Henri lui- confirma la dignité de maréchal de France.
( 3 ) Joyeuse est le même dont il est parlé au quatrièmeChant, note i.
i Saint.PaiU, soldat de fortune, fait maréchal'par le même