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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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K;6 VARIANTES

di tous ceux qtti ont reçu du roi tant de bienfaits il ne setstrouve pas un qui veuille le secourir , je vous déclaré que cefera moi qui leverai cette armée. Oa lui donna sur le champía commiílson et point dargent , et il partit pour la Suisse,Jamais négociation ne fut íi singulière : dabcrd il persuadaaux Genevois et aux Suisses de faire la guerre au duc deSavoie , conjointement avec la France ; il Pur promit de lacavalerie , quil ne leur donna point ; il leur fit lever, dixmille hommes dinfanrerie, et les engagea de plus à donnercent mille écus. Quand il se vit à la tête de cette armée,il prit quelques places au duc de Savoie ; ensuite il sut tel-lement gagner les Suisses, qui! engagea Farinée à marcherau secours du roi. Ainsi on vit pour la première fois lesSuisses donner des hommes et de largent.

Sancy, dans cette négociation, dépensa une partie de- sesbiens; il mit en gage ses pierreries, et entrautres ce fameuxdiamant,, nommé k Sancy, qui est à présent à la couronne.

Ce diamant, qui passait pour le plus beau de PEurope,avait dabord appartenu au malheureux roi de Portugal, domv Antoine, chassé de son pays par Philippe II : dom Antoinesétait réfugié en France, nayant pour tont bien quune sellegarnie de pierreries, et un petit coffre dans lequel il yavait quelques diamans. Celui dont il est question , est undiamant assez large , quil mettait à son chapeau et qii'tfaimait beaucoup. Ce fut celui dont il se défit le dern er;.il le mit en gage entre les mains de Sancy , qui lui prêta.quarante mille francs fur cet effet. Le r i nétant point rn.sétat de rendre cette somme , le diamant demeura à Sancy ,qui fut honteux davoir pour une somme si modique unepièce dun grand prix. II envoya dix mille écus au roidom ^Antoine, et c fl t pu même en donner davantage.

Sam y , étant surintendant des finances fous Henri IV, futdisgracié , au rapport de-M. de Thon , parce qnil avait dit àla duchesse de Beaufort que ses enfans ne feraient jamais quedes fils de p. XI y a plus dapparence que le roi lui ôtales finances, parce qnil sarcommodait beaucoup mieux deRofni, Sancy même ne fut point disgracié puisque le roi,en 1604, le nomma chevalier de Perdre.

II sétait fait catholique quelque temps après Henri IV,disant quil fallait être de la religion de son prince. Ctftsur cela que à'aAubigní, qui ne laimait pas , composa lin-