*4* LA H E N R ï À D B, .
Oue l’Amour a choisi son séjour éternel.
Ce dangereux enfant, si tendre et si crue!,
Porte en sa faible main les destins de la terre , (é)Donne, avec un souris, ou la paix ou la guerre,Et répandant par-tout ses trompeuses douceurs,Anime l’univers et vit dar.s tous les cœurs.
Sur un trône éclatant, contemplant ses conquêtes,11 foulait à se; pied? les plus superbes têtes ;
Eier de ses cruautés plus que de ses bienfaits,
II semblait s’applaudir des maux qu'il avait faits.
La Discorde soudain, conduite par la Rage,Ecarte les Plaisirs, s'ouvre un libre passage ,Secouant dans ses mains ses flambeaux allumés,
Le front couvert de sang et les yeux enflammés:Mon frère , lui dit-elie, où font tes traits terribleïíPour qui réserves-tu tes flèches invincibles?
Ah! si de la Discorde allumant le tison,
Jamais à tes fureurs tu mêlas mon poison,
Si tant de fois pour toi j’ai troublé la nature,Viens, vole fur mes pas, viens venger mon injure.Un roi victorieux écrase mes serpens ;
Ses mains joignent l’olive aax lauriers triomphât».La clémence avec lui marchant d’un pas tranquille,Au sein tumultueux de la guerre civile,
Va fous ses étendards, flottai» de tous côtés,Réunir tous les cœurs par moi feule écartés.
Encore une victoire, et mon trône est en poudre.Aux remparts de Paris Henri porte la foudre.
Ce héros va combattre, et vaincre et pardonner.De cent chaînes d’airain son bras va m’enchaìner.C’est â toi d'arrêter ce torrent dans fa course.
Va 4s tant de hauts, faits empoisonner la source.