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CHANT NEUVIEME. 24 k
Chaque jour on les volt, le front paré de fleurs»De kur aimable maître implorer les faveurs,
Et dans l’art dangereux de plaire et de séduire ,Dans son temple à l’envi s’empreíîer de s’instruire.La flatteuse Espérance, au front toujours serein»
A l’autel de l’Amour les conduit par la main.
Près du temple sacré les Grâces demi nuesAccordent à leurs voix leurs danses ingénues.
La molle Volupté, fur un lit de gazons,
Satisfaite et tranquille, écoute leurs chansons.
On voit à ses côtés le mystère en silence,
Le sourire enchanteur, les foins, la complaisance»Les plaisirs amoureux et les tendres désirs,
Plus doux, plus séduisans encor que les plaisirs.
De ce temple fameux telle est l’aimable entrée jMais lorsqu’en avançant sous la voûte sacrée,
On porte au sanctuaire un pas audacieux,
Quel spectacle funeste épouvante les yeux!
Ce n’est plus des plaisirs la troupe aimable et tendre »Leurs concerts amoureux ne s’y font plus entendre ;Les plaintes, les dégoûts, l'Imprudence, la peur.Font de ce beau séjour un séjour plein d’horreur.
La sombre Jalousie, au teint pâle et livide,
Suit d’un pied chancelant le Soupçon qui la guide:La Haine et le Courroux, répandant leur venin ,
M-relient devant ses pas un poignard à la main.
La Malice les voit, et d'en souris perfideApplaudit en passant à leur troupe homicide.
Le Repentir les fuit, détestant leurs fureurs,
Et baisse en soupirant ses yeux mouillés de pleurs!
C'est là, c’est au milieu de cette cour affreuse,Des plaisirs des humains compagne malheureuse ,
T. 12. La Henriade, X