JOO STANCES
Sur le penchant fleuri «le ces fraîches cascades,
Sur ces prés émaillés, dans ces sombres forêtsJe voudrais bien danser avec quelque-s dryades,
Mais il faut avoir des jarrets.
J'aime leurs yeux, leur taille et leurs couleurs ver-meilles ,
Leurs chants harmonieux, leur sourire enchanteur;Mais il faudrait avoir des yeux' et des oreilles :
On doit s’aller cacher quand on n’a que fou cœur.
Vous ferez comme moi, quand vous aurez mon âge*Archevêques, abbés, empourpres, cardinaux,
Princes, rois, fermiers généraux :
Chacun avec le temps devient tristement sage.
Tous nos plaisirs n'ont qu’un moment;
Hélas! quel est le cours et le but de la vie?
Des fadaises et le néant.
O Jupiter ! tu fis en nous créantUne froide, plaisanterie.
XXVI.
AU ROI D E PRUSSE.
Sur «n buste en porcelaine, fait à Berlin, représentantsauteur, et envoyé par Sa Majesté, en janvier 1775*
JRpictete au bord du tombeauA reçu ce présent des mains de Marc-Aurèle.
II a dit : Mon fort est trop beau :
J’aurai vécu pour lui ; je lui mourrai fidèle.
Nous avons cultivé tous deux les mêmes arts,
Et la même philosophie ;
Moi sujet, lui monarque , et favori de Mars;lït tous les deux parfois «hjets d'un peu d’envis.