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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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pas punis, parce quclle les a ignorés. Les malheureuxqui ont composé de tels libelles pour vivre , commeClément , /a Eeaumelle, Sabatier natif de Castres , res-semblent précisément an Pauvre diable, qui est fi natu-rellement peint dans la pièce de ce nom. II nest pointde vie plus déplorable que la leur.

(c) . Et Contre du parterre.

Cest principalement au parterre de la comédie fran-cise , à la représentation des pièces nouvelles, que leseabalts éclatent avec 1c pins demportement. Le partiqni fronde l'ouvrage & le parti qui le soutient se ran-gent chacun d'un côté. Les émissaires reçoivent à laporte ceux qui entrent, & leur disent: Vencz-vous poursiffler ? mettez - mis - : venez - vous pour applaudir ?m ttez-vous ici. On a mué quelquefois aux.s la chiiteou le succès d'une tragédie nouvelle au café de Procope.Ces cabales ont dégoûté les hommes de génie , & nontpas peu servi à décréditer un spectacle qui avait fait siLng-temps la gloire de la nation.

(d) ..... Rameau , Bouffons.

La même manie n passé à lopéra & a été encore plustumultueuse. Mais les cabales au théâtre français ont nuavantage que les cabales de lopéra nont pas ; cest celuide la satire raisonnée. On ne peut à lopéra critiquer quedes Cons. Quand on a dit, cette chaconne, cette loureme déplaît, on a tout dit. Mais à la comédie on examinedes idées, des ranonnemeus, des passions, la conduite,lexpofitiun , le nœud , le dénouement, le langage. Onpeut vous prouver méthodiquement, & de conséquenceen conséquence, que vonr étés on sot qui avez vouluavoir de l'esprit, & qui avez assemblé quinze cents per-sonnes pour 'eurprpever que voo mj savez plus queux.Chacun de ceux qui vous écoute) .st, saio le savoir,lin peu jaloux de vous : il est en dror de vous critiquer,& vous êtes en droit de lui répondre. Le seul malheurestqne vous étés trop souvent un contre mille.

II en va autrement en fait de musique ; il ny a que lepotier qui soit jaloux d u potier, & le musicien du musi-cien, disait IléJioAe 11 y faut seulement ajouter encorelïs partisans du musicien ; mais ceux- sont ennemis.