A M. LE PRINCE DE VENDOME. ?
L E T T R E II.
A M. LE PRINCE DE VENDOME, (a)1717.
T) r. Sully, salut et bon vinAu plus aimable de nos princes,
De la part de l’abbé Courtin,
Et d’un ximailleur des plus minces jQue son bon ange et son lutinOnt envoyé dans ces provinces.
Vous voyez, Monseigneur, que Terme de fairequelque chose pour vous a réuni deux hommesbien diffcrens.
L’un , gras, rond, gros, court, séjourné,Citadin d'e Papimanie,
Porte un teint de prédestiné,
Avec la croupe rebondie.
Sur son front respecté du temps,
Une Fraîcheur toujours nouvelleAu bon doyen de nos galansDonne une jeunesse éternelle.
L’autre dans Papefigue est né ,
Maigre, long, sec et décharné,
N’ayant eu croupe de sa vie,
Moins malin qu’on ne vous le dit JMais peut-être de Dieu maudit,
Puisqu’il aime et qu’il versifie,
la) C’est le frère du duc de Vrnáíime. II était grand-pneutde France. I.’abbé Courtin était un de ses amis, fils d’unconseiller d’Etat, ct homme de lettres. 11 était tel qu’q/*le dépeint ici.
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