IE TIRE
Notre premier dessein était d’envoyer à votrealtesse un ouvrage dans les formes, moitié vers,moitié prose, comme en usaient les Chapelle , lesDesbarrcaux, les Hamilton, contemporains del’abbé, et nos maîtres. J’aurais presque ajoutéVoiture , fi je ne craignais de fâcher mon con.frère , qui prétend, je ne fais pourquoi, n’éttfpas assez vieux pour savoir vu.
L’abbé, comme il est paresseux,
Se réservait la prose à faire,
Abandonnant à son confrèreL’emploi flatteur et dangereuxDe rimer quelques vers heureux,
Qui peut-être auraient pu déplair»
A certain censeur rigoureuxDont le notn doit ici se taire.
Comme il y a des choses assez hardies à direpar le temps qui court, le plus sage ds nous deux,qui n’est pas moi, ne voulait en parler qu’à condi-tzion qu’on n’en saurait rien.
II alla donc vers le Dieu du mystère,
Dieu des Normands', par moi très-peu fêté.
Qui parle bas, quand il ne peut se taire,
Baisse les yeux et marche de côté.
II favorise, et certes c’est dommage,
Force fripons; mais il conduit le sage.
II est au bal, à l’église, à la cour;
Au temps jadis il a guidé s amour.
Malheureusement ce Dieu n’était pas à Sully ;*1 était en tiers, dic-on, entre M. l’archevêque