L m. i/abbè be chaulieu. **
LETTRE Iir.
A M. L’ABBÉ DE CHAULIEU.
De Sully, le 15 juillet 1777,
.Â. vous, l’Anzcréon du Temple $
A vous le sage si vanté,
Qui nous prêchez la volupté,
Par vos vers et par votre exemple ;
Vous, dont le luth délicieux,
Quand la goutte au lit vous condamne *
Rend des sons auffi gracieux ;
Quand vous chantez la tocane ,
Affis à la table des Dieux.
Je vous écris, Monsieur, du séjour du inondéle plus aimable , si je n’y étais point exilé, et danslequel il ne me manque , pour être parfaitementheureux, que la liberté d’en pouvoir sortir. C’estici que Chapelle a demeuré, c’est-à-dire, s’est eni-vré deux ans de fuite. (1) Je voudrais bien qu’ileût laissé dans ce château un peu de son talentpoétique ; cela accommoderait fort ceux qui veu-lent vous écrire. Mais comme on prétend qu’ilvous l’a laissé tout entier, j’ai été obligé d’avoicsecours à la magie , dont vous m’avez tant parlé.
Et dans une tour assez sombreDu château qu'habita jadis
(1) Chapelle , était un homme iViin génie facile et libertin ziî avait beaucoup bu , ce qui était le vice de son temps ; %%
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