LETTE C L X V L
A MADAME
LA DUCHESSE DE CHOISEUL.
A Fetney, is septembre r?s»,MADAME»
Vous n’êtes plus madame Gargantua, ct je nem’appelle plus Gtiillemet je n’ai reçu votre joliet vrai soulier qu’après avoir pris la liberté de vousenvoyer ma foie, j’ignore fi vous avez daignéagréer ce ridicule hommage, mais je fais bienque mes jours ne seront pas filés d’or et de foie, sivous persistez à soupçonner que des choses quej'abhorre soient de moi. Vous avez entendu quel-quefois parler des tracasseries de cour, des petitescalomnies qu’on y débite, des beaux tours qu'ony jotte ; soyez bien sûre que la république des let-tres est précisément dans ce goût. Arlequin disait:tiiito l monda e' fatto com’ la nojìra famiglia, etArlequin avait raison. Je ne vous fatiguerai pasdes noirceurs qu'on m’a faites ; mais souvenez-vous de cet écrit dans lequel on insulta, Tannéepassée , le président Hénault , et une personneirès-respectab' 4 e que je ne nomme point, la mêmedont vous me parlez dans votre dernière lettre,la même à laquelle Fous êtes si attachée, la mêmequi .... Le style de cet ouvrage était brillantet hardi ; on me fit Thonneur de me T imputer,