A M* ! LA DUCHESSE DE CHOISEUt ^0Z
St bien des gens me l’attribuent encore ; un hom-me de condition l’avait lu dans la séance publiqued’une académie comme s’il en était Fauteur, il enrequt les complimens, et s’en vanta à moi dansfa lettre, et pour comble il a été avéré qu’iln’avait d’autre part à Fou vrage que celle de l’avoiïacheté, et qu’il était très-incapable de l’écrire.
Le tour qu’on me fait aujourd'hui est plus mé-chant ; mais comment croira-t-on que j’aye ditque le roi donna des pensions à tous les conseil-lers qui jugèrent Damiens , tandis qu’il est denotoriété publique qu’on n’en donna qu’aux deuxrapporteurs? Commentaurais-jeprisIYF. d cBejìg-ny pour le président de ìfaffìgny ? Comment au-raïs-je dit qu’cur fit un procès à Damiens et qu’oaperpétrasonsupplice? tout cela est absurde, et auílìimpertinent que mal écrit. Un abbé Dessontamesfit autrefois une édition de la Iíenriade dans la-quelle il inséra des vers contre l’académiepourm’empêcher d’en être. J’aiune édition de laPuceiledans laquelle il y a des vers contre le roi et contremadame de Pompadonr , et ce qu’il y a de pis ,c’est que ces vers ne font pas absolument mauvais.Meilleurs les tracaffiers de cour ont-ils ja-mais rien fait de plus noir? Voilà, Madame, cequi m’a fait quitter la France; ai-je tort?, Jefuistrès-honteux de vous entretenir de ces misè-res , il ne faut vous aborder que les mains pleinesde fleurs.
J’ai vu un petit médecin dont vous avèz faitla fortune et la réputation-; je n’avais pas osévous le recommander, je lui avais seulement