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venu les neiges me tuent, et qu’il faut alors qneje reste au coin de mon feu , fans quoi je vien-drais causer au coin d u vôtre. Je fuis toujoursprêt l’été à faire un voyage à Paris , malgrél’abbé Mably et Frèron. Mais depuis l’imperti-nence que j’ai eue dé faire de grands établisse-mens dans un malheureux village au bout de laFiance, et de me ruiner à former une colonied’artistes qui font entrer de l’argent dans leroyaume, fans que le ministère m’en ait la moin-dre obligation, la nécessité où je me fuis mis deveiller continuellement fur ma colonie, ne'mepermet pas de nfabsenter- Pété plus que l’hiver.j’ajoute à ces raisons que j’ai bientôt quatre-vingts ans, que je fuis très-malade, et qu’il nefaut pas, à cet âge, risquer d’aller faire unescène à Paris, et d’y mourir ridiculement ; carje ne voudrais mourir ni comme Mauyertnis ni•omíne Boindin.
Inter ittrumque tene médium, tutijfiimts ibis.
J’ai toujours fur le cœur la belle tracasserieque m’a faite ce M. le Roi , fur le livre de l’Esfrit.Vous savez que j'aimais fauteur; vous fevezqueje fus le seul qui osai m'élever contre ses juges ,ct les traiter d’injustes et d’extravagans, commeils le méritaient assurément. Mais vous savezaussi que je n’approuvai point cet ouvrage queDuclos lui avait fait faire ; et que, lorsque vous*ic demandâtes ce que j’en pensais, je ne vousrépondis rien.
II y a des traits ingénieux dans ce livre ; il j