A M. LE MAR.DE RICHELIEU. Z2I
deux doigts, pius jeune, plus étoffée, plus re-bondie , vint me consoler. Les Genevois font ma-lins, etîes calvinistes font bien aises de jeter lechat aux jambes des papistes ; mais le fait est quecette auguste demoiselle me fesait trembler detous mes membres, et que si je m’évanouis, c’é-tait de crainte ou de respect.
Je vous jure que saurais plutôt fait la scènede Sylla , de Pompée , ou de César , dont vous-me parlez, que je n aurais fait un couplet aveccette belle personne. Depuis que j’ai des lettresde capucin , je mets toutes les impostures auxpieds de mon crucifixet je ne dis à personne :Ouvrez le loquet.
Au reste, je présume toujours que les princes-ses de la comédie font par-tout fous vos lois, ainsi'que dans leurs lits ; et que vous êtes toujours lemaître des autres à table,, au lit et à la guerre,comme je crois que vous Têtes aussi au spectacle.J’ai rapetassé la Sophonisbe ; saur ai Phonneur devous en envoyer deux exemplaires, l’un pourvous, l’autre pour la comédie. Je ne fuis pasbien sûr que vos ports soient francs de Lyon àParis ; je lais seulement qu’ils font exorbitans.Je vous demande vos ordres pour savoir si je doisfaire partir ce paquet fous votre nom , ou fouscelui de M. le duc d 'Aguìllon. Je fuis bien sen-sible à toutes les peines que mon héros daigneprendre d’écarter les sifflets préparés pour lesLois de Minos.
Al’égardde SyV: i, cette entreprise était aiséepour le II. P. de la Rue ; elle est fort difficile pourmoi. Je vous avoue que je baisse beaucoup, quoi