A M. LE COMTE DE SCHOUVALOF. Z2Z
LETTRE CLXXIX.
A M.LE COMTE DE SCHOUVALOF,
A Ferney, 15 octobre 1773.
JL/amour, Epicure, Apollon ,
. Ont dicté vos vers que j’adore.
Mes yeux ont vu mourir Ninon;
Mais Chapelle respire encore.
Je ne reviens point, Monsieur, de ma surpriseque Chapelle ait perfectionné son style à Péters-Lourg. Oueîques français me demandent pourquoije prends le parti des Russes corítre les Turcs ? Jeleur réponds que quand les Turcs auront une Im-pératrice comme Catherine II , et qu'il y aura àa Porte ottomane des chambellans comme M. lecomte de Scbouvalof, alors je me ferai turc ; maisje ne puis être que grec tant que vous ferez desvers comme Thincrìte. 11 y a même dans votreépître une philosophie qu’on ne trouve ni dansTbèscrìte ni dans aucun des anciens poètes grecs.
Frolìtez de votre printemps.
Chantez , baisez votre bergère ;
.Faites des vers et des enfans.
Ma' triste muse octogénaire ,
<)ui cède aux outrages du temps,
Doit vous admirer et se taire.