LETTRE GLXXX.
A M. DE RUHLIERES.
S auguste 1774»
J E vous remercie, Monsieur, de tout mon cœuf.Placé entre votre Germanìcus et votre Mécènevous ne dédaignez pas même un vieux allobrogequi ne se voit depuis plus de vingt ans qu’entreZuingìe et Calvin , et dont la mémoire n’est guèreà Paris qu’entre f'rêronç t l’abbé Sabotier. Cepen-dant j’aìme toujours les bons vers passionnément,comme si j’étais français, comme si je soupais quel-quefois entre vous et M. de Champ fort. Vousm’avez deux fois traité selon mon goût ; la premièrequand mon ami Thiriot m’envoya
Avtz-vous far hasard connu feu monsieur Daube
JQtCtme ardeur de iisfute éveillait avant l'aube ?
La seconde , quand vous m’avez gratifié vous-'même de votre épître fur le grand art de savoir sepasser de fortune.
Vous avez rendu respectablesLes bons vers et la pauvreté }
L’ignorance et la vanitéOsaient les croire méprisables.
Vous direz à présent comme Horace :
Datif tries immunda domàs procul nbjìt. Ego utrtm
JVave ferar magna, an parvâferar, unus ct idem.
Votre épître est comme elle doit être, et la sa-tire sur la dispute était somme elle devait être.L’une était à la lìoìleau , et l’autre à la Cbaulieu.