LETTRE
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reine, je devais demander votre protection. J’aicouru fur le champ au temple des Grâces, pourme jeter à vos pieds. Une de vos compagnesm’a dit:
Imite-nous, tu feras bien.
A cette reine si chérie
Nous ne disputons jamais rien,
Et nous l’avons toujours servie.
Madame, me voilà justement comme les Grì*ces: je ne dispute rien à fa Majesté : mais mal.heureusement je ne puis rien faire dans mon mé-tier qui soit digne de ses regards ni des vôtres.Je vous prie seulement de pardonner à un vieil-lard de quatre-vingt-trois ans, qui vous impor-tune pour vous dire que s’il avait la force devenir crier, vive la reine, de vous faire fa cour,de vous voir, et de vous entendre avant demourir, il mourrait heureux.
Je fuis en attendant, avec un profond respect,Madame , votre, etc.
LETTRE C L XXXIX.
A M. A U D I B E R T , à Marseille.Mars 1777.
Envoyer de beaux vers, et de l’argent comptant,Ce n’est pas au Parnasse une chose ordinaire.
Vous pensez .bien solidement,
Et vous possédez Part de plaire.
West Yutile dulci que dans Rome autrefoisEnseignait le galant Horace,