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ECRIYAINS
D’H osier C Pierre ) né à Marseille en 1592,fils d’un avocat. II fut le premier qui débrouillales généalogies , et qui en fit une science. LouisXIII le fit gentilhomme servant, maître d’hôtelet gentilhomme ordinaire de sa chambre. LouisXlF lui donna un brevet de conseiller d’Etat.De véritablement grands-hommes ont été bienmoins récompensés ; leurs travaux n’étaient passi nécessaires à la vanité humaine. Mort en 1660.
L’il nspiTAt ( François marquis de ) né enï 6 6 1, le premier qui ait écrit en France fur le calculinventé par Newton , qu’il appela les infinimentpetits c’était alors un prodige : mort en 1704.
Df. SHOULIÈRES (Antoinette de laGarde).De toutes les dames françaises qui ont cultivé lapoésie, c’est celle qui a le plus réussi, puisquec’est celle dont on a retenu le plus de vers. C’estdommage qu’elle soit Fauteur du mauvais sonnetcontre l’admirable Phèdre de Racine. Ce sonnetne fut bien reçu du public que parce qu’il étaitsatirique. N’est-ce pas assez que les femmes soientjalouses en amour ; faut-il encore qu’elles le soienten belles-lettres ? Une femme satirique ressembleà Méduse et à Scylia , deux beautés changées enmonstres. Morte en 1694.
H U E T {Pierre - Daniel) né àCaè'n en r S; o,savant auniversel, et qui conserva la même ardeurpour Fétu de jusqu’à l’àge de quatre-vingt-onze ans.Appelé auprès de la rein tCbriJìine à Stockholm,il fut ensuite un des hommes illustres qui con-tribuèrent à l’éducation du dauphin. Jamais princepeut de pareils maîtres. Hue t sc fit prêtre à qua-