VV SIECLE DE LOUIS XIV. 145
savant dans les langues orientales et dans la cri-tique: mort à Moratoire en i6;y.
M 0 RI n ( Simon ) né en Normandie est162$. On ne parle ici de lui que pour déplo-rer fa fatale folie et celle de Suint Sorlin-Des-marets son accusateur. Saint- Sor lin fut usfanatique qui en dénonqa un autre. Marin ,qui ne méritait que les petite maisons, fut brûlevif en 166;, avant que la philosophie eût faitaífez de progrès pour empêcher les fa vans dedogmatiser, et les juges d’être si cruels.
La motte-houdart C Antoine ) néà Paris en 1672, célèbre par fa tragédie d 7 «èlrde Castro , l’une des plus intéressantes qui soientrestées au théâtre, par de très-jolis opéra, etfur-tout par quelques odes qui lui firent d’abordune grande réputation ; il y a presque autantde prose que de vers; il est philosophe et poète.Sa prose est encore très-estimée. Il fit les dis-cours du marquis de Mi mure et du cardinal duBois lorfqu’ils furent reçus à l’académie françai-se ; le manifeste de la guerre de 1718; le dis-cours que prononça le cardinal de >encin aupetit concile d’Embrun. Ce fait est mémorable :un archevêque condamne un évêque, ct c’estun auteur dopera et de comédies qui fait lesermon de l’archevêque. II avait beaucoup d’a-tnis, c’est-à-dire qu’ìl y avait beaucoup de gensqui fe plaisaient dans fa société. Je l’ai vumourir fans quïl eût personne auprès de son littu 17 J r. L’abbé Trublet dit qu’il y avait di*
T. ig. Siècle. Tarn. I. N