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l’esprit et des talens, peut-il être représenté par tmvieux financier ridicule , qui donne à dîner à desparasites plus ridicules encore, et qui parle avecautant d’ignorance et de sottise que le bourgeoisgentilhomme de Molière?
Comment la crasseuse et idiote Fortunata , quiest fort au-dessous de madame Jourdain , pourrait-elle être la femme ou la maîtresse de Néron ? quelrapport des polissons de collège, qui vivent depetits larcins dans des lieux de débauche obscurs,peuvent-ils avoir avec la cour magnifique etvoluptueuse d’un empereur? quel homme sensé ,en lisant cet ouvrage licencieux, ne jugera pasqu’il est d’un homme effréné qui a de l’esprit, maisdont legoûtn’est pas encore formé ; qui fait tantôtdes vers très-agréables, et tantôt de très-mauvais ;qui mêle les plus basses plaisanteries aux plus déli-cates , et qui est lui-même un exemple de la déca-dence du goût dont il se plaint ?
La clef qu’on a donnée de Pétrone ressemble àcelle des caractères de la Bruyère , elle est faite auhasard.
D’ouvet, ( Joseph ) abbé , conseillerd’honneur de la chambre des comptes de Dole,de l’académie française, né à Salins en i 6gr ;célèbre dans la littérature par son histoire de l aca-démie , lorfqu’on désespérait d’en avoir jamaisune qui égalât celle de Pélijson, Nous lui de-vons les traductions les plus élégantes et les plusfidelles des ouvrages philosophiques de Cicéron ,enrichies de remarques judicieuses. Toutes lesoeuvres de Cicéron , imprimées par ses foins et
ornée*