ECRIVAINS
i66
défauts dans les anciens ; mais fa grande faute estde les avoir critiqués mal-adroìtement, et des’être fait des ennemis de ceux-même qu’il pouvaitopposer aux anciens. Cette dispute a été et feralong-temps une aflàire de parti comme elle Tétaitdu temps d 'Horace. Que de gens encore en Italie,qui ne pouvant lire Homère , qu’avec dégoût, etlisant tous les jours 1 ’ArioJìe et le Tajse avec trans-port , appellent encore Homère incomparable !Mort en 170;.
. N. B. 11 est dit dans \ts Anecdotes littéraires,tom. II, pag. 27, qu ’AdiJjon, ayant fait présentde ses ouvrages h Despréaux , celui-ci lui réponditqu’il n’aurait jamais écrit contre Perrault , s'ileûtvu de si excellentes pièces d’un moderne. Com-ment peut on imprimer un tel mensonge ? Boileau,ne savait pas un mot d’anglais ; aucun françaisn’étudiait alors cette langue. Ce n’elì que versTan 1710 qu'on commença à fe familiariser avecelle. Et «Tailleurs , quand même Adijson , qui s’estmoqué de Boileau aurait été connu de lui, pour-quoi Boileau n’auruit-il pas écrit contre Perraulten saveur des anciens dont Adìjj'on fait T élogedans tous ses ouvrages ? Encore une fois, défions-nous de tous ces ana , de toutes ces petites anec-dotes. Un fur moyen de dire des sottises est de ré-péter. au hasard ce qu’on a entendu' dire.
PetUI ( Denis ) né à Orléans en 148 I,jésuite. 11 a réformé la chronologie. On a de luisoixante et dix ouvrages: mort en 16;2.
P E t I s DE.i, A CROIX ( François ) l’unde ceux dont le grand ministre Colbert , encours-