DU SIECLE DE LOUIS XIV. 179
des projets ridicules. C’est donc venger la mé-. moire du cardinal de Richelieu q-uc de démon-trer , comme on l’a fait, qu’il ne peut êtreFauteur de ce testament, qui fans íòn nomaurait été ignoré à jamais.
L’abbé Ladvocut , touc bibliothécaire qu’ilétait de la forbonne, s’est trompé en disantqu’on avait retrouvé dans cette bibliothèqueun manuscrit de cet ouvrage, apostille de lamain dis cardinal. Le seul manuscrit apostilleainsi est au dépôt des affaires étrangères ; iln’y fut porté qu’en 17a;. Ce n’eíl point letestament qui est apostille, c’est une narrationíuccinte composée par l’abbé de Bourzeis , àlaquelle on avait long-temps après ajouté cetestament prétendu : et les notes marginalesmême, écrites de la main du cardinal, prou-vent que cette narration Iuccinte 11’était pasde lui ; elles indiquent les omissions de l’afcbéde Bourzeis , et ce qu’il devait refondre ( * ).
On attribue encore au cardinal de Richelieuune histoire de la mère et du fils ; c’est unrécit assez infideîie des malheureux démêlésde Louis XIII avec fa mère. Cette histoirefaible et tronquée est probablement de Mèzerai.Mais dans la multitude des livres dont nouesommes accablés aujourd’hui, qu’importe dequelle main soit un ouvrage médiocre ? ( 7 )Mort en 1642.
(*) Vuyez la réponse de M. Foncemagnc ; Polit, et Lé :gislatíon, Tom. 2 -
(7) 11 eít difficile de- ne pas regarder cette histoirecomme un ouvrage du cardinal Richelieu Elle renfermedes anecdotes curieuses fur ies premières années dc