DU SIECLE DE LOUIS XIV. I§5
imprimer ses plaidoyers. Un autre Sacy avocatet de l’académie française , mais d’une autrefamille, a donné une traduction estimée des Leitresde Pline en 170r.
Sage (.le) né en 1677. Son roman de Gìl-Blas est demeuré, parce qu’il y a du naturel :il est entièrement pris du roman espagnol inti-tulé : La. vìdad de lo escudiero dom Marcosd’Gbrego. Mort en 1747.
Saint-aulaïse ( François-Joseph deBeaupoil marquis de) C’est une chose très-íìn-gulière, que les plus jolis vers qu'on ait de luiaient été faits lorsqu’il était plus que nonagé-naire. Ï1 ne cultiva guère le talent de la poésiequ’à l'âge de plus de soixante ans, comme lemarquis de la Fare. Dans les premiers versqu’on connut de lui, on trouve ceux-ci qu’onattribua à la Fare.
O muse légère et facile,
Qui sur le coteau d’HélicoaVîntes offrir an vieil AnacréonCet art charmant, cet art utile ,
Qui fait rendre douce et tranquilleLa plus incommo’e saison;
Vous qui de tant de fleurs fur le Parnasse éclosesOrniez à ses côtés les grâces et les ris,
Et qui cachiez fez cheveux grisSous tant de couronnes de roses, etc.
Ce fut fur cette pièce qu’il fut reçu à l’acadé-mie ; et Boileau alléguait cette même pièce pourlui refuser son suffrage. 11 est mort en 1742à près de cent ans , d’autres disent à cent deux.
T. iS- Sièck. Tome I. Q