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« nourrir ct à entretenir £ autres espèces defainéant , gens qui se piquent d'esprit agréable ,niais non pas d'esprit utile , etc.
II est rare sans doute , d’entendre un académi-cien dire que des arts qui exigent le travail leplus aíììdu font des occupations de fainéans.
Quant à la personne de Louis XIV, il veutravilir aussi-bien que les arts dont ce roi fut leprotecteur. On ne peut rapporter qu’avec indigna-tion ce qu'il en dit page 265. Louisse gouvernait« îégard de ses voisins et de ses sujets comme s ileût adopté la maxime à’un célèbre tyran , qu'ilsme haïssent pourvu qu'ils me craignent. II fa -crifiait tout cui plaisir de se venger , et de montrernu public qu il était redoutable >- c ejì le goût desunies médiocres , de tous les enfans et de tous leshommes àu commun.
II traite enfin Louis XIV en vingt endroits degrand enfant. Et lui qui était fans contredit unvieil enfant finit son livre par cette formule :Paradis aux biensesans ; maïs il n ose pas direparadis arsx médisant.
A l’égard de l’abbé Sabatier natif de Castres,qui est venu à Paris faire le métier de calomnia-teur pour quelque argent, il est difficile d’efpérerpour lui le paradis. C’est même un grand effortque de le lui souhaiter,
S-íiLLO (Denis de) né en r626, conseillerauparlement de Paris, inventeur des journaux. B ay t’tperfectionna ce genre, déshonoré ensuite par quel-ques journaux que publièrent à l’envi des librairesavjdes, et que des écrivains obscurs remplirent
d’extraits