DV SIECLE DE LOUIS XIV. HO t
Sfneçai, né en 1641, premier valet-de-chambre de Marie-Tbtrèse , poète d’une imagi-nation singulière. Son conte du Iíáimac , à quel-ques endroits près, est un ouvrage distingué. C’estun exemple qui apprend qu’on peut très-bien con-ter d'une autre manière que la Fontaine. Onpeut observer que cette pièce , la meilleure qu’ilait faite , est la seule qui ne se trouve pas dansson recueil. 11 y a aussi dans ses Travaux d’Apollondes beautés singulières et neuves. Mort en 17)7.
Se vigué ( Marie de Rabutin ) femme du mar-quis de Sèvignê, née en 1626. Ses lettres rem-plies d’anecdotes, écrites avec liberté et d’un stylequi peint et anime tout, font la meilleure critiquedes lettres étudiées où l'on cherche i'esprit, etencore plus de ces lettres supposées dans lesquel-les on veut imiter le style épistolaire , en étalantde faux sentimens et de fausses aventures à descorrespondans imaginaires. C’est dommage qu’eìlemanque absolument de goût, quelle ne sachepas rendre justice à Racine , qu "elle égale î’oraistmfunèbre de Turenne , prononcée par Mafcaron ,su grand chef-d’œuvre de Flicbier. Morte en1696.
Silva, juif de Bordeaux, très célèbre mé-decin à Paris, a fait un livre estimé fur la saignée yil était fort au - dessus de son livre. C’était unde ces médecins que Molière n’eût pu nì osérendre ridicules : mort vers l'an 1746.
Simon ( Richard ) né en i6;g, de l’oratoire,excellent critique, Son Histoire de f origine etdu progrès des revenus ecdèstastìqttes , son Hif'