DU SIECLE DE LOUIS XIV. 2I|L
écrivent avec facilité des choses indignes d’êtrelues par des esprits solides ; ils sont même pourla plupart dénués d’imagination ; et il y en aplus dans quatre pages de 1 Ariojìe que dans tousces insipides écrits qui gâtent le goût des jeunesgens. Morte en 16 B ?.
VlLUEKS (Pierre de) né à Coignac en 1648,jésuite. 11 cultiva les lettres comme tous ceuxqui sont sortis de eet ordre. Ses fermons et sonpoëme fur fart de prêcher eurent de son tempsquelque réputation. Ses stances fur la solitudesont fort au-deísus de celles de S‘ Amant , qu’onavait tant vantées, mais ne sont pas encore tout-à-fait dignes d’un siècle si au-deffus de celui deS 1 Amant. Mort en 172g.
Voiture ( Vincent ) né à Amiens en i;y8.C’eft le premier qui fut en France ce qu’on appelleun bel-efprit. 11 n’euc guère que ce mérite dansses écrits , fur lesquels on ne peut fe former legoût; mais ce mérite était alors très-rare. On ade lui de très-jolis vers, mais en petit nombre.Ceux qu’il tìt pour la reine A.me d’Autriche ,et qu’on n'imprima pas dans son recueil, sontun monument de cette liberté galante qui régnaità la cour de cette reine, dont les frondeurslassèrent la douceur et la bonté.
Je pensais si le cardinal,J'entends celui de la Valette,Pouvait voir l’éclat fans égal,