254 DES ETATS DE LEUHOPE
rendre la France formidable au-dchors, sins avoirencore pu la rendre bien florissante au-dedans.Les grands chemins n’étaient ni réparés ni gar-dés ; les brigands les infestaient ; les rues de Paris,étroites, mal pavées et couvertes d’immondicesdégoûtantes, étaient remplies de voleurs. Onvolt par les registres du parlement que le guetde cette ville était réduit alors à quarante-cinqhommes mal payés, ct qui même ne servaient'pas.
Depuis la mort de François II la France avaitété toujours ou déchirée par des guerres civilesou troublée par des factions. Jamais le jougn’avait été porté d’une manière paisible et volon-taire. Les seigneurs avaient été élevés dans lesconspirations ; c’etait l’art de la cour, commecelui de plaire au souverain l’a été depuis.
Cet esprit de discorde et de faction avait passéde la cour jusqu’aux moindres villes, et possédaittoutes les communautés du royaume : on se dis-putait tout, p?rce qu'il n’y avait rien de réglé:il n’y avait pas jusqu’aux paroisses de Paris quin’en vinssent aux mains ; les processions se bat-
réduisent le meta! s» pièces de monnaies. Ainsi, o*rendrait pour cent marcs «Parient en lingots cent marcsd'argeut monnayé t moins le prix de l'elìaï et celui deleur conversion en monnaie. On rendrait pour cent marcsd’argent allié à un centième quatre-vingt-dix*ncuf marcsfi’orgent monnayé, moins les frais nécessaires pourl’affineret le réduire ensuite en monnaie.
Ces moyens très-simples auraient Tavantage de rendrest clair tout ce qui regarde le commerce des matièresfci’cr et d’argent et la monnaie, que les mauvaises loisfur ce commerce . et les opérations pernicieuses fur lesmonnaies deviendraient absolument impossibles*