GUERRE C I T î L F. L-§
peuple, l’irrite et l’enhardit. On ferme les bou-tiques , «n tend les grosses chaînes de fer quiétaient alors à l’entrée des rues principales ; onfait quelques barricades ; quatre cents mille voixcrient liberté et Bronjsel.
11 est difficile de concilier tous les détailsrapportés par le cardinal de Retz , madame deMottevìlk , l’avocat-général Talon , et tantd’autres : mais tous conviennent des principauxpoints. Pendant la nuit qui suivit l’émeute , lareine fesait venir environ deux mille hommes detroupes cantonnées à quelques lieues de Paris,pour soutenir la maison du roi. Le chancelierSeguier se transportait déjà ail parlement, pré-cédé d’un lieutenant ct de plusieurs hoquetons,pour casser tous les arrêts, et même, disait-on,pour interdire ce corps. Mais dans la nuit mêmeles factieux s’étaient assemblés chez le coadjuteurde Paris, si fameux fous le nom de cardinal deRetz, et tout était disposé pour mettre la villeen armes. Le peuple arrête le carrosse du chan-celier et le renverse 11 put à peine s’enfuir avecfa fille la duchesse de Subi, qui , malgré lui,Pavait voulu accompagner ; il se retire en désordredans Phôtel de Luinss , pressé et insulté par lapopulace f. Le lieutenant civil vient le prendredans son carrosse, et le mène au palais royal,escorté de deux compagnies suisses ,. et d’uneescouade de gens - d’armes ; le peuple tire fureux, quelques-uns íont tués; la duchesse deSulli est blessée au bras. Deux cents barricades
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