GUERRE CIVILE. 2?-
au parlement le poyvoîr de modérer íes volontésdes rois.
Entre ces deux extrémités un milieu juste étaitimpossible à trouver; car enfin il n’y avait de loibien reconnue que celle de l’occalion et du temps.Sous un gouvernement vigoureux le parlementn’était rien : il était tout fous un roi faible ; et l'onpouvait lui appliquer ce que dit M. de Guémeitè ,quand cette compagnie se plaignit sous Louis Xlltd’avoir été précédée par les députés de la noblesse :Mejjìeurs , vous prendrez bien votre revanchedans la minorité.
On ne veut point répéter ici tout ce qui a étéécrit fur ces troubles, et copier des livres, pourremettre fous les yeux tant de détails alors si cherset fi importans, et aujourd’hui prefqu’oubliés :mais on doit dire ce qui caractérise l’esprit dela nation, et moins ce qui appartient à toutesles guerres civiles, que ce qui distingue cellede la fronde.
Deux pouvoirs établis chez les hommes, unique-ment pour le maintien d® la paix ; un archevêque,et un parlement de Paris ayant commencé lestroubles, le peuple crut tous ses emportemensjustifiés. La reine ne pouvait paraître en publicfans être outragée ; on ne rappelait que DameAnne ; et si l’on y ajoutait quelque titre c’étaitun opprobre. Le peuple lui reprochait avec fureurde sacrifier l’Etat à son amitié pour Mazarin ;et ce qu’il y avait de plus insupportable , elle en-tendait de tous côtés ces chansons et ces vaude-villes , monumens de plaisanterie et de malignités