guerre civile.
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même, qui venait d’Agen à travers mille aven-tures, et toujours déguisé, se mettre à h. têtede son armée.
Sa présence fesait beaucoup, et cette arrivéeimprévue encore davantage II savait que toutce uui est soudain et inespéré transporte les hom-mes. 11 profita à l’iníiant d s la confiance et deIVsKÍuCe qti’il venait d’inspirer. Le grand raientde ce prince dans la guerre était de reprendreen un instant ks résolutions les plus hardies,et de les exécuter avec non moins de conduite:que de píomptitude.
f L’armée royale ctait séparée en deux corps.Coudé fondit fur celui qui était à Blenaa, com-mandé par le maréchal $Hocquineourt ; et ce-corps fut dissipé en même temps qu’attaqué.Tuvtnne n’en put être averti. Le cardinalMazarin effrayé courut à Gien au milieu de lanuit réveiller k roi qui dormait, pour lui ap-prendre cette nouvelle. Sa petite cour fut conster-née ; on proposa de sauver le roi par la suite,-et de le conduire secrètement à Bourges. Leprince de Condé victorieux approchait de Gien ;la désolation et la crainte augmentaient. Turennepar fa fermeté rassura les esprits , et sauva lacour par son habileté : il fit, avec le peu qui luirestait de troupes, des mouvemens fi heureux,profita si bien du terrain et du temps qu’il em-pêcha Candi de poursuivre son avantage. II futdifficile alors de décider lequel avait acquis ieplus eshonneur, ou de Coudé victorieux, ou de
i 7 avril 16s