DE LOUIS XI T. f
fur cet article entre les couronnes, comme lafureur des duels entre les particuliers.
f Ii arriva qu’à l’entrée d’un ambassadeur deSuède à Londres, le comte d 'Estrade ambassadeurde France,' et le baron de Vattcville ambassadeurd’Ëspagne se disputèrent le pas. L’Espagnol aveCplus d’argent et une plus nombreuse suite,' avaitgagné la populace anglaise : il fait d’abord tuerles chevaux des carrosses français, et bientôt lesgens du comte d ’Estrade , blessés et dispersés ,laissèrent les Espagnols marcher F épée nue com-me en triomphe. ,
+t Louis XIV, informé de cette insulte, rap-pela l’ambassadeur qu’il avait à Madrid, fit sortirde F rance celui d’Espagne, rompit les conférencesqui se tenaient encore en Flandre au sujet deslimites, et fit dire au roi Philippe IV sonbeau-père que s’il ne reconnaissait la supériorité de lacouronne de France , ct ne réparait cet affrontpar une satisfaction solennelle, la guerre allaitrecommencer. Philippe IV ne voulut pas replon-ger son royaume dans une guerre nouvelle, pourla préséance d’un ambassadeur : il envoya lecomte de Fuentes déclarer au roi à Fontainebleau,en présence de tous les ministres étrangers quiétaient en France, que les ministres espagnols neconcourraient plus dorénavant avec ceux deFrance. Ce n’en était pas assez pour reconnaîtrenettement la prééminence du roi ; mais c’en étaitassez pour un aveu authentique de la faiblesse
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