SOU S LOUIS XI v; 9
deseoiscs (ce font des gardes du pape qui ap-puient les exécutions de la justice):- Tout le corpsdes corses offensé et secrètement animé par domMario Chigì frère du.pape Alexandre P’II, quihaïssait le duc de Crèqui , vint en armes assiégerla maison de l’ambassadeur. Us tirèrent sur le car-rosse de l’amfaassadrice qui rentrait alors dans sonpalais; ils lui tuèrent un page, et blessèrentplusieurs domestiques. Le duc de Crèqui sortit deHome , accusant les parens du pape, et le papeJui-même, d’avoir favorisé cet assassinat. Le papedifféra tant qu’ii put Ja réparation ,, persuadé *qu’avec les Français il n’y a qu’à temporiser, etque tout s’oublie. II fit pendre un corse et un sbireau bout de quatre mois, et il fit sortir de Rome legouverneur, soupçonné d’avoirautorifé l’attentat:mais il fut consterné d'apprendre que le roi mena-çait de faire assiéger Rome, qu’il lésait déjà passerdes troupes en Italie, et que le maréchal daPleJJìt-Prasiïn était nommé pour les commander.L’affaire était devenue une querelle de nationà nation , et le roi voulait faire respecter lasienne. Le pape, avant de faire la satisfactionqu’on demandait, implora la médiation de tousles princes catholiques ; il fit ce qu’il put pourles animer contre Louis XIV; mais les circons-tances n’étaientpas favorables au pape. L’Etnpireétait attaqué par les Turcs : l’Espagne était em-barrassée dans une guerre peu heureuse contrele Portugal.
La cour romaine ne fit qu’irriter le roi lads